Nature l’une des revues scientifiques les plus anciennes et les plus réputées au monde valide scientifiquement le Végétol® !

Nature Scientific Reports

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Article rédigé par Guillaume Bailly, Vaping Post.

Dans une étude scientifique initiée par les Laboratoires Xérès, une équipe de chercheurs s’est penchée sur le 1,3 propanediol ou aussi appelé Végétol® dans le monde de la vape, utilisé comme substitut au propylène glycol. Les résultats, publiés dans la revue scientifique de référence Nature, montrent que le produit est sûr et offre, dans certains cas, des avantages.

Délivrance de nicotine

Les éléments actuellement les plus communs dans les e-liquides sont le propylène glycol (PG) et la glycérine végétale (VG), qui servent, dans des proportions différentes, de base au e-liquide auquel on ajoute ensuite la nicotine et les arômes. Des substituts possibles au PG et/ou la VG sont régulièrement étudiés, pour diverses raisons allant de cas rares d’allergies à l’optimisation de la diffusion nicotinique.

Parmi les produits évoqués, le 1,3 propanediol d’origine végétale est un candidat sérieux à la substitution d’un ou de ces deux produits. On peut d’ores et déjà en trouver dans les e-liquides (gammes Végétol® e-liquides naturels sans propylène glycol, sans arôme et sans glycérine végétale des Laboratoires Xérès).

Jusqu’à présent, peu d’études s’étaient penchées de façon approfondie sur le 1,3 propanediol. C’est ce qu’on fait des chercheurs du CNRS, de l’université de Poitiers et de l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, dans une étude très complète et dont les résultats publiés dans Nature, sont encourageants.

Méthodologie de l’étude

Les liquides ont été soumis à des analyses thermiques différentielles, à la résonance magnétique nucléaire du proton, à la pyrolyse analytique, à une détermination des interactions glycols-saveurs par une méthode thermodynamique computationnelle, entre autres tests poussés.

Résultats des tests

Lors des essais de vaporisation, l’équipe a constaté que la vaporisation de PG-VG à haute température conduisait à la formation d’un résidu de 3 % de la masse vaporisée, ce qui indiquerait une interaction chimique entre le PG et la VG à haute température, environ 300 degrés. Ce pic thermique est absent de la formulation 1,3 propanediol-VG, ce qui indique l’absence d’interaction chimique et de fait, une meilleure stabilité thermique.

En d’autres termes, mélanger du 1,3 propanediol à de la glycérine végétale et chauffer ce mélange à haute température ne provoque pas l’apparition par réaction chimique de nouveaux composés.

Concernant la stabilisation de la nicotine sous sa forme native, c’est-à-dire la plus facilement vaporisable, le mélange PG-VG-nicotine présente un pH de 8, proche de la neutralité. La solution nicotinée 1,3 propanediol-VG affiche quant à elle un pH de 10, nettement plus basique.

L’absorption par l’organisme de nicotine inhalée étant liée à sa vaporisation optimale, il s’avère que le 1,3 propanediol donne de meilleurs résultats pour la délivrance de la nicotine que le PG.

Le cas particulier des arômes

La libération des arômes dans le 1,3 propanediol a été comparée au PG et à la VG en utilisant un modèle thermodynamique poussé. La comparaison des résultats donne un podium mitigé.

La glycérine végétale est le plus mauvais solvant pour la restitution des arômes, sans ambiguïté : les résultats la placent derrière le PG et le 1,3 propanediol dans tous les cas de figure, souvent assez loin.

Le 1,3 propanediol montre de meilleurs résultats sur les arômes les plus répandus sur le marché, à deux exceptions, le limonène et le menthol. Pour faire simple, pour les liquides dans lesquels l’arôme de citron ou de menthe (avec tous ses dérivés, eucalyptus etc.) prédomine, le PG est un meilleur porteur aromatique, dans tous les autres cas de figure, fruités, gourmands, tabacs, le 1,3 propanediol restituera mieux les saveurs.

Conclusions

Les résultats de cette étude font ressortir des éléments intéressants. Le 1,3 propanediol s’avère plus stable à haute température que le propylène glycol. La biodisponibilité de la nicotine dans le 1,3 propanediol est également meilleure que dans le PG, ce qui pourrait offrir une alternative, par exemple, à ceux qui cherchent une satisfaction rapide tout en conservant un throat hit, contrairement aux sels de nicotine.

Le 1,3 propanediol, enfin, s’avère meilleur porteur de saveurs aromatiques que le PG, sauf pour les goûts mentholés et citronnés. Dans tous les cas de figure, il est meilleur que la glycérine végétale. Là encore, il peut donc offrir une alternative intéressante aux consommateurs qui présentent une intolérance au PG.

Sur la vaporisation, le 1,3 propanediol demande un peu plus de puissance que le PG pour être vaporisé, mais dans des proportions indécelables pour l’utilisateur lambda, de l’ordre de moins d’un watt à priori.

Article rédigé par Guillaume Bailly, Vaping Post.
L’article original de Guillaume Bailly – © Vaping Post – Guillaume Bailly
L’étude intégrale de la prestigieuse revue scientifique Nature – © Nature